Away we go, ode à l’amour

away-we-go-afficheBurt et Verona habitent un trou paumé dans le nord des Etats-Unis, dans une bicoque pour le peu rudimentaire. Quand ce couple de trentenaires apprend qu’il attend un heureux événement, ils décident de se mettre en quête du meilleur environnement pour élever leur enfant. Pour cela, ils vont partir dans un road trip, rendre visite à leurs amis, qui leur renvoie chacun une vision du couple et de la famille plus ou moins proche de ce qu’ils ont envie de contruire…

Toi et moi contre le monde entier

Les histoires de couples fusionnels et inconditionnels fascinent Sam Mendes. Il nous l’a prouvé en début d’année avec son superbe « Revolutionnary road », et continue dans sa lancée avec « Away we go ». Ici, il nous présente un couple de trentenaires, quelque peu adolescents, bien qu’assez indépendants, qui s’apprête à avoir un enfant. Déstabilisé par le départ des parents de Burt, qui habitait à côté de chez eux, le couple se met en quête de son Eden, l’endroit idéal où ils fonderont leur famille, et là commencer un road trip à travers une Amérique aussi dysfonctionnelle qu’attachante. Sur leur route, ils croiseront celle de couples aigris par des années de mariage, celle de hippies libertaires refusant tout progrès (donnant lieu à une scène formidable impliquant une poussette),  en allant graduellement vers le couple modèle et heureux qui a su affronter les épreuves de la vie en restant souder. Et c’est avec une grande habileté que Mendes nous fait voyager avec eux entre émotion, fou rire et doute.

Sorte de voyage initiatique, l’intérêt de celui-ci réside fondamentalement dans la manière dont Burt et Verona ressente chaque étape, et le fait que chaque halte les rend plus fort en tant que future famille, même qui à première vue, il n’y avait pas grand à parier sur ces 2 naïfs et optimistes. Chaque étape les rendant de plus en plus touchants, chaque halte de leur trajet démontrant leur forces et faiblesses, mais surtout l’amour qui les lie, qui est indestructible.

Sam Mendes a, encore une fois, réussi à nous émouvoir avec l’histoire d’un couple, dans lequel on peut se demander quelle est la part autobiographique qui le compose…

Sortie le 4 novembre 2009

Texte écrit pour abusdecine.com

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One Response to Away we go, ode à l’amour

  1. ally dit :

    merci pour ce retour, ca me redonne envie de voir le film, je venais d’avoir un avis négatif sur celui ci 🙂
    j’avais oublié que tu postais les messages via ce nouveau look, comme je te lis souvent en RSS, la grande classe 😉

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