Tamara Drewe

Dans le boccage anglais, un couple d’écrivains a reconverti sa grande ferme en chambre d’hôtes pour écrivains en mal d’inspiration. Dans ce petit village perdu, tout le monde se souvient de Tamara Drewe, la jeune fille agréable mais au physique un peu ingrat… jusqu’au jour où elle va refaire son apparition. La vilaine chenille s’étant transformée en joli papillon va semer le trouble dans cette petite communauté.

Tout le monde dit I love you Tamara Drewe !

Pour interpréter le miel autour duquel tourne toutes les abeilles, Gemma Arterton. Jeune actrice montante du cinéma anglais, déjà vu dans « Good morning England », « Quantum of Solac »e ou plus récemment « Prince of Persia » ou « le choc des titans », elle est hyper convaincante dans son rôle de journaliste enjôleuse, sure d’elle, mais finalement, ce sont ceux qui lui tournent autour qui nous amuse ! Entre le fermier aux allures d’Antonio Banderas, le rocker efféminé qui a piqué son maquillage à Robert Smith (The cure) ou le quinqua en mal d’excitation… les situations loquasses et grotesques s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.

Pourtant, du côté de la jante féminine, Tamara est loin de faire l’unanimité. Surtout auprès d’une ado, fan d’un groupe de rock, dont le chanteur va entretenir une histoire avec la belle londonienne. Celle-ci se révèrera être un fin stratège pour tenter de briser ce couple, qui n’est pas du tout à son goût.

Au-delà de cette sorte de vaudeville, Frears a su prendre grand soin de la photo, et magnifie la nature qui sert de cadres à son histoire. Que ce soit à la lumière rasante de l’aube ou du soir, ou encore les plans de la maison ou des prés avoisinants (absolument paradisiaques), tout est parfait pour vivre une vie idyllique… ou presque.

De part l’ambiance crée par la ferme remplie de ses intellectuels à la plume fragile, Tamara Drewe donne presque des allures de film de Woody Allen, où les personnages dissertent sur la vie et la complexité des relations amoureuses, mais de manière beaucoup plus caustiques (car anglais !).

Tamara Drewe est vraiment une belle bouffée d’air frais dans l’horizon cinématographique de cet été 2010. A voir, et même à revoir !

Sortie le 14 juillet 2010

Article écrit pour le site www.abusdecine.com

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