30 beats

Été 2009, New-York city. Une fille désire un garçon, ce garçon désire une autre fille, qui désire un autre, etc. Le parcours de dix personnages mués par leurs désirs charnels…

Poupées russes amoureuses

Au travers d’une succession d’histoires, le réalisateur nous entraîne dans une ronde charnelle dans un New-York caniculaire, où écrivain, voyante, coursier, kiné, standardiste, politicien, prostituée, étudiant… sont avant tout à la recherche de plaisirs. Voulant emporter le spectateur dans un tourbillon émotionnel et sexuel, le réalisateur enchaîne les histoires, ne brossant que de très rapides portraits de ses protagonistes pour arriver au plus vite à leurs rapports amoureux… mais pourtant sans jamais les montrer. La conquête de l’être désiré est au centre du récit et permet de mieux observer les relations de pouvoir et de persuasion de chacun des sexes sur l’autre…

Malheureusement, il semble que ni la sensualité, ni l’érotisme n’aient été invités au casting. Les rapports amoureux sont résumés à de bruts rapports de force entre sexes, démontrant la supériorité de la domination féminine. Même la nudité de Vahina Giocante ne parviendra pas à faire fondre la glace, dans cette ronde insipide dans ce New York transformé pour l’occasion en baisodrome géant.

Pour ce premier film en tant que réalisateur et scénariste, Alexis Lloyd ne réussit qu’à nous laisser bien indifférents face à ses dix personnages, auxquels pour lesquels il semble impossible de ressentir la moindre empathie, ou le moindre sentiment, à part une profonde indifférence.

Sortie le 21 mars 2012

Critique écrite pour abusdecine.com

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